8ème Forum Mondial HERACLES

Lieu : Faculté de Médecine et de Pharmacie

Commence le : 04 / 06 / 2015 - 08:30
Se termine le : 06 / 06 / 2015 - 18:00

L'Université Cadi Ayyad Organise le 8ème Forum mondial des centres universitaires de langues HERACLES (Hautes Etudes et Recherches pour les Apprentissages dans les Centres de Langues de l’Enseignement Supérieur) du 04 au 06 juin 2015.

Cette édition se tiendra sur le thème : " Les politiques linguistiques – éducatives face au défi de la pensée complexe : Langues, savoir et développement " et sera placée sous l'égide d'Edgar Morin et de la pensée complexe...

Le forum aura lieu à la Faculté de Médecine et de Pharmacie. Quartier SidiAbbad.Marrakech. (https://www.google.com/maps/search/Faculte+de+Medecine+et+de+Pharmacie+Marrakech+Maroc/@31.642172,-8.012942,15z?hl=fr)

L'invitation est générale !

A propos de cette édition :

1° axe. Les langues comme objet d'étude et d'intervention.

Ce premier axe sera dédié à l'étude des langues à la fois comme moyen et comme projet au service d'une « identité multiple ». Nous partirons du constat anthropologique que la dimension poly-identitaire nous est désormais consubstantielle, dans le sens où nous pouvons unir en nous, une identité familiale, nationale, transnationale, voire même confessionnelle ou doctrinale ; dimension poly-identitaire avec laquelle la mise en œuvre d'une politique linguistique-éducative doit composer (« tisser avec »).

Pour ce faire, nous proposerons les trois entrées suivantes :

1.1. Comparer les langues pour mieux définir ce qui les caractérise, les distingue, leur parenté, leur poids, leur affinité et leur devenir commun, dans un espace géopolitique défini et/ou universel.

1.2. Définir une typologie des interventions en matière de politique linguistique-éducative : incitative, impérative ; forme, usage et défense des langues ; statut et reconnaissance des parlers ; aménagement, régulation et planification linguistiques : glottopolitique.

1.3. Evaluer les politiques linguistiques-éducatives : évaluation de la situation sociolinguistique de départ (état des lieux), évaluation de la mise en œuvre des interventions décidées (moyens), des effets et des impacts provoqués (intermédiaire), et évaluation de la situation d'arrivée (bilan et perspectives).

2° axe. Le savoir pour éviter la science sans conscience, les « cécités de la connaissance » et pour en faire un véritable vecteur de progrès humain.

S'inspirant des Sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur déclinés à la sphère des politiques linguistiques – éducatives, ce deuxième axe nous invite à repenser, dans une logique de dialogue fécond, la façon d'organiser les connaissances du domaine, pour repenser les périmètres traditionnels entre les disciplines (contributoires et circonvoisines) qui l'animent, et à concevoir comment relier ce qui a été, jusqu'à présent, séparé et cloisonné :

2.1. De l'épistémologie comme théorie de la connaissance, pour comprendre les enjeux du dialogue des langues et des cultures du monde. Dimensions éthique et déontologique de l'enseignement des langues.

2.2. De la recherche en sciences humaines, en sciences du langage, en didactique des langues – cultures et de leurs contributions plurisectorielles à l'émergence d'un humanisme du troisième millénaire.

2.3. De l'accès au savoir linguistique et des principes d'une connaissance pertinente afin de promouvoir une connaissance capable de saisir les problèmes globaux et fondamentaux pour y inscrire les connaissances partielles et locales (globalisation et contextualisation).

3° axe. Le développement comme projet de société au service d'une « politique de civilisation »

Reposant sur les trois impératifs majeurs que sont : la solidarité (contre l'atomisation et la compartimentation), la qualité de la vie et la nécessité de se ressourcer et de se ré-enraciner, ce 3° axe place le développement au cœur du projet de société, pour une « politique de civilisation » à laquelle les politiques linguistiques-éducatives sont susceptibles de concourir :

3.1. Réforme des systèmes éducatifs et innovation dans les dispositifs de formation initiale et continue en langues : plurilinguisme et pluriculturalisme, professionnalisation des enseignants, contextualisation des programmes (syllabus, curriculum), des certifications et des itinéraires d'enseignement-apprentissage.

3.2. Excellence de l'enseignement supérieur, notamment par la mise en place d'une politique linguistique - éducative ambitieuse, ouverte à l'international. Mise en réseau des universités pour la diffusion des connaissances, pour les échanges et le dialogue d'expertise. Enjeux des mobilités étudiantes, enseignantes et des chercheurs.

3.3. Promotion des industries culturelles et créatives à travers le vecteur langue-culture,dans les médias et au service de la création artistique : cinéma, théâtre, littérature, musique….des nouveaux environnements numériques liés aux technologies de l'information et de la communication, mais aussi à la traduction, et à la sphère des métiers du livre et de l'édition. Langues et travail, langues dans l'entreprise.

Format des interventions

Communication : 20 minutes + 10 minutes d'échanges.

Table-ronde : au minimum 3 interventions de personnes, si possible en provenance d'institutions différentes, autour d'une question commune, 3 x 15 mn + 15 mn d'échanges.

Langues de travail : français (langue principale), arabe et anglais . Toute communication orale dans l'une de ces langues doit être appuyée par un résumé et / ou un diaporama dans l'une des deux autres langues de travail.